Destination Univers : Interview Anne Fakhouri

Afin que l’aventure Destination Univers se poursuive, les anthologistes sont allés chercher les auteurs sur leurs planètes respectives pour leur poser quelques questions.

Qui êtes-vous ?

Anne Fakhouri. Sur mon c.v, il y a : mariée, deux filles, professeur de français, écrivain. J’ai publié deux romans chez l’Atalante. Le Clairvoyage et La Brume des Jours, qui constituent un dyptique, sont des livres jeunesse. L’héroine, Clara, est une fillette cartésienne qui se retrouve plongée dans les intrigues des fées. Narcogenèse est un thriller fantastique pour adultes, avec pour contexte les liens familiaux étranges et complexes d’une famille d’industriels de province et d’un Marchand de Sable qui tue l’esprit de malades plongés dans le coma.

Et le space op’, pour vous, ça se mange ?

Plutôt épicé, avec des couleurs mais sur une base simple. J’ai une culture cinématographique et télévisuelle du space op’. Capitaine Flam, Albator… ce sont les dessins animés qu’on suivait passionnément… Je ne savais absolument pas que Capitain Flam s’appelait Captain Future et venait d’un livre de Edmund Hamilton… C’est dire à quel point je n’en lis pas ! (Heureusement que Joseph Altairac, que je remercie, a éclairé la néophyte que je suis sur ce point).
Je fais partie aussi des gens qui ont vu Star Wars, Flash Gordon au cinéma, enfants.
Et les Maîtres du Temps, de Moebius, que j’ai dû voir à sa sortie. Dans Sleeping Beauty, le petit garçon qui vit seul avec son père s’appelle Piek. C’était mon micro-hommage à Piel (personnage des Maitres du Temps), et donc au dessin animé. Je me souviens très bien du moment où ma sœur et moi avons réalisé qu’il y avait une boucle temporelle. Un choc.
Après, j’adore certaines séries actuelles. Grande fan d’Earth 2 quand elle est sortie, il n’y a eu qu’une saison. C’est un peu ma malédiction… Même chose pour Firefly, une série que j’ai adorée pour son ambiance cow-boy de l’espace et ses personnages secondaires irrésistibles (avec une grosse préférence pour le pilote du vaisseau). Mais sans conteste, la claque, ça a été Battlestar Galactica, nouvelle version, et Bill Adama. Raaaah, Bill… Il y a sûrement des tas de raisons psychanalytiques à cette fascination… J’ai tellement adoré cette série que j’ai prénommé un des personnages de Narcogenèse Saul, à cause de Saul Tigh. Au-delà du côté martial et spirituel à l’américaine, on trouve, d’un point de vue narratif, un vrai équilibre dans cette série qui alterne épisodes de fond, intrigue personnelles et « one shots » à thème. Et puis, je suis fan de Doctor Who (période Tennant… raaaah, David… il y a sûrement des tas de raisons psych… euh non, en fait, je le trouve sexy, lui) et certains épisodes tiennent du space op’.

Votre nouvelle, sa genèse, sa vie, votre œuvre ?

J’ai écrit une partie des aventures d’Olbomce Guthier, il y a presque vingt ans. Il y avait déjà du Captain Malcom (de Firefly) en lui ! Et son vaisseau s’appelait Sleeping Fly. Entre-temps, la série est sortie. J’ai dû le changer en Sleeping Beauty et l’histoire est venue de là, d’une Belle au bois dormant… J’ai repris ce personnage que j’aimais et j’ai gardé un univers très simple, très télévisuel. Je n’ai pas cherché à créer un monde original, parce que c’est le héros qui m’intéressait et que je n’ai pas un imaginaire littéraire de science-fiction. Dans le space op’, c’est toujours le personnage qui m’intéresse. Comme Olbomce était à l’origine proxénète et un génie de la robotique, l’intrigue est venue facilement : des prostitués, des robots, une femme machiavélique. J’ai écrit cette nouvelle en Corse, face à la mer, le matin très tôt, avec un café, en regardant les gens descendre de leurs bateaux pour prendre leur petit déjeuner en terrasse et c’était juste formidable… Pas seulement le contexte, évidemment… Voyager avec un personnage aussi sexy, aussi simple à gérer, retracer l’histoire d’un homme qui a les femmes comme unique faiblesse, c’était renouer avec pas mal d’influences du western, des séries et donc de mon enfance. Après, on trouve encore des histoires de famille dans Sleeping Beauty. J’aime la complexité des liens familiaux et les réflexions qui en découlent. Le Clairvoyage et Narcogenèse, mes deux romans publiés chez l’Atalante, ont pour intrigue et contexte l’ambigüité de ces liens.

Vos projets, pour finir ??

J’écris un thriller fantastique pour ados, pour une maison d’édition jeunesse et je travaille un roman jeunesse pour l’Atalante. Le premier est une histoire de fantômes, le second, un hommage à Retour vers le Futur et aux années du collège. J’ai des collaborations en cours : une nouvelle avec Vincent Gessler, un roman avec Thomas Geha. Et j’aimerais écrire toutes les aventures d’Olbomce Guthier, sous forme de novellas et nouvelles, dans un même recueil, sûrement aux Éditions Ad Astra.
Et trouver un bon bar à mojito, aussi.

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A propos Grifouille

Mascotte de Griffe d'Encre et bombardée grand reporter pour ce blog, j'interviewe tous les bipèdes qui passent à ma portée.
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