Destination Univers : Interview Olivier Gechter

Afin que l’aventure Destination Univers se poursuive, les anthologistes sont allés chercher les auteurs sur leurs planètes respectives pour leur poser quelques questions.

Qui êtes-vous ?

Ingénieur depuis 1997, auteur depuis 2001, je suis tombé dans la lecture vers cinq ans et dans la science-fiction vers douze ans. Depuis tout petit, j’ai toujours été attiré par la littérature et l’histoire (la cuisine aussi, mais c’est une autre histoire). C’est donc assez naturellement qu’un jour, n’ayant rien à lire, je me suis mis à écrire.
Autre grande passion : l’ironie et l’humour. J’essaye d’en mettre partout, jusque dans ma nouvelle de Destination Univers (si, si, regardez bien, c’est du troisième degré).

Et le space op’, pour vous, ça se mange ?

Oui, à la petite cuillère, comme du caviar.
Et comme en ce qui concerne le caviar, je suis difficile. Le produit est rare et il existe beaucoup d’œufs de lump. J’ai découvert la SF vers 12 ans, grâce au space opera et mes plus beaux moment de SF viennent de ce genre : Des milliards de tapis de cheveux, Hypérion, Le Loup des Étoiles, L’Étoile du Gitan et tant d’autres.

Votre nouvelle, sa genèse, sa vie, votre œuvre ?

L’idée remonte à plusieurs années.
J’avais essayé d’imaginer un scénario façon western, mais ne pouvant se dérouler que dans l’espace. Le « coup » devait bénéficier de la lenteur des transports spatiaux et de l’impossibilité d’envoyer des communications numériques plus vite que la lumière, ce qui a donné cette histoire de prime, qu’on retrouve dans Le Gambit de Hunger.
Évidemment, je n’ai pas eu le courage de me lancer dans l’aventure, à cette époque. Je visais un texte de deux cents pages environ, et je ne me sentais pas prêt pour relever le défi.
L’appel à textes « Destination Univers » a fait remonter l’histoire à la surface, mais avec un gros problème : comment faire entrer 200 pages dans 50000 caractères, espaces comprises ?
Mon premier jet n’était pas satisfaisant. Le deuxième non plus, et pas plus le troisième.
Après trois heures de discussion avec un ami sans concession, la lumière est apparue : j’ai changé de personnage principal, adopté l’alternance de points de vue qu’on retrouve tout au long de la nouvelle. J’ai pratiquement tout réécrit en 1 semaine.
Un accouchement dans la douleur et avec césarienne, mais j’étais assez content du résultat pour soumettre la nouvelle au comité de lecture. J’en avais tellement bavé que le fait d’être retenu a été une grande surprise. Et une grande joie !

Vos projets, pour finir ??

Je viens de terminer un roman. La longue phase de démarchage des éditeurs commence.
En fin d’année, début année suivante, mon recueil numérique, La Boîte de Schrödinger, va se matérialiser aux éditions Voy'[el].
J’ai aussi débuté une novella steampunk se déroulant à Paris en 1869. Peut-être un début de série, si tout va bien.
Pour finir, je travaille aussi sur une bande dessinée, avec le dessinateur Ben Jurdic, sur le thème du harcèlement à l’école. Le traitement sera légèrement fantastique.

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A propos Grifouille

Mascotte de Griffe d'Encre et bombardée grand reporter pour ce blog, j'interviewe tous les bipèdes qui passent à ma portée.
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