5 ans après : Loïc Henry (Ouvre-toi!)

Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Sur le versant auteur, j’ai commencé à publier des nouvelles en 2003 (Oxymore et Nestiveqnen) et j’ai poursuivi avec différents éditeurs, en français et en anglais. Mon premier roman de SF, Loar (Griffe d’encre), a vu le jour en 2011, suivi la même année d’une novella, Éros ou Thanatos, qui se déroule dans le même monde.

Sur le versant personnel, j’essaie de m’organiser au mieux pour ne rien négliger, ma famille en particulier.

Comment t’est venue l’envie d’écrire ? 

Loar a été publié huit ans après ma première nouvelle, mais il a été écrit avant, disons à partir de 1999 pour faire simple. Les différents mondes et la trame générale me sont venus lors d’un voyage solitaire en Écosse, le véritable déclencheur de mon envie d’écrire. Je sais que c’est un peu étrange, voire prétentieux ou inconscient, de commencer par un roman de plus de six cents pages, mais je n’ai pas vraiment réfléchi à un cheminement  « idéal » à l’époque.

Quel souvenir gardes-tu de ta première collaboration avec Griffe d’Encre? 

C’est un double souvenir en fait. La réponse positive pour Les Graines perdues (dans Ouvre-toi !) et les premiers retours pour Loar ont été concomitants. Fromage et dessert, en quelque sorte… Griffe d’encre s’appelait encore CeZaMe, et j’étais ravi que la nouvelle et le roman intéressent Ce(nedra), Za(ahne) et Me(nolly).

Quelle est l’histoire derrière Les Graines perdues ?

Si vous ne l’avez pas lue, et que vous comptez la lire, passez à la question suivante svp…

Rétrospectivement, je me rends compte que plusieurs de mes nouvelles traitent du contact entre la race humaine et une éventuelle autre race extra-terrestre, peut-être parce que le monde actuel (et passé) est assez déprimant… Par ailleurs, l’élément linguistique était crucial pour moi, pour deux raisons. La première, c’est que je venais d’apprendre que plus de la moitié des langues parlées dans le monde (sur un total de douze mille environ) étaient sur le point de mourir, puisque parlées par moins de six mille locuteurs. Pour moi, c’est une richesse inestimable qui part en fumée. La deuxième, c’est que j’y suis sans doute un peu plus sensible que la moyenne, puisque la langue maternelle de mon père était le breton et qu’il n’a commencé à apprendre le français qu’à l’âge de sept ans. L’écriture de la nouvelle a remué quelques souvenirs…

Quelle est ton actualité artistique ?

Loar et Éros et Thanatos vivent leur vie, et je considère que j’ai de la chance, au vu de l’accueil qu’ils ont reçu. Une deuxième novella, également dans le même monde que Loar, est en cours d’écriture ; j’espère qu’elle verra le jour en 2013. Petit scoop : le titre provisoire est Latar.

Loïc

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A propos Grifouille

Mascotte de Griffe d'Encre et bombardée grand reporter pour ce blog, j'interviewe tous les bipèdes qui passent à ma portée.
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