5 ans après : Jérôme Noirez (Ouvre-toi!)

Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite à découvrir Jérôme Noirez, une plume hors du commun.

Peux-tu te présenter en quelques mots?

J’ai 42 ans, un âge que je n’ai pas vu venir. J’ai été musicien. A présent, je gagne ma vie grâce à l’écriture. J’habite à la campagne. Je m’occupe beaucoup de ma terrifiante filleule, un peu moins de mon épouvantable jardin. Je songe à prendre un chien. J’aime bien les chiens.

Comment t’est venue l’envie d’écrire ? 

Je ne saurais pas dire comment m’est venue l’envie d’écrire. Tout au plus me souviens-je que j’ai commencé à écrire des histoires dès le collège, peut-être même avant, conjointement à l’éveil de mon goût déraisonnable pour la lecture. Vingt ans plus tard, c’est devenu, sans que je l’ai vraiment prémédité, mon métier. Je n’ai jamais souhaité devenir écrivain. Moi, je voulais être entomologiste quand j’étais petit.

Quel souvenir gardes-tu de ta première collaboration avec Griffe d’Encre? 

J’ai écrit l’Apocalypse selon Huxley à l’invitation de Griffe d’Encre. Je me suis amusé à le faire et je considère en plus que c’est l’un de mes meilleurs textes. Une collaboration fructueuse, amicale et sans heurt. On voudrait qu’il en soit toujours ainsi.

Quelle est l’histoire derrière cette nouvelle ? 

Il n’y a pas d’histoire derrière L’Apocalypse selon Huxley. Il n’y a pas d’histoire cryptée, de vécu raconté par la bande dans ce que j’écris. Je voulais juste écrire un texte « américain », me couler dans cet imaginaire de déserts, de motels et de routes sans fin avec pour seul point de départ un mec rencontrant un problème avec la braguette de son pantalon. C’est un texte dont j’aime bien faire la lecture en public. Il est très agréable à réciter. Je finis toujours par me tordre de rire en le lisant.

Quelle est ton actualité artistique?  

Des romans pour les plus jeunes (9-10 ans). Deux séries marrantes et fantasques, chez Flammarion et chez l’Archipel. En septembre, un épais roman en littérature générale chez Calmann-Lévy, 120 Journées, une sorte de réécriture de Sade, avec comme toujours chez moi, les figures de l’enfance au premier plan. Ensuite, je ne sais pas, sans doute de plus en plus de choses pour les enfants qui sont les lecteurs pour lesquels j’ai l’affection la plus sincère. Et j’ai besoin d’écrire avec affection.

 

Merci d’avoir répondu à nos questions, et au plaisir de te relire…

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A propos Grifouille

Mascotte de Griffe d'Encre et bombardée grand reporter pour ce blog, j'interviewe tous les bipèdes qui passent à ma portée.
Cet article a été publié dans 5 ans après, Interviews. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour 5 ans après : Jérôme Noirez (Ouvre-toi!)

  1. Deborah Galopin dit :

    interview très intéressante et magnifique couverture !
    Bravo à ce monsieur qui a visiblement réussi le rêve de nombreux auteurs ! Ma curiosité me poussera très certainement à découvrir cette plume charmante.
    Déborah Galopin

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